Voilà,Anne Nivat est revenue d'Irak. Elle a témoigné pour RMC Info et Rue 89. A son retour, cette journaliste nous livre ses sentiments, son approche de son
métier de journaliste , et sa très belle définition:
"un journaliste est un passeur, ce n'est que ça".
Passeur d'images, des paroles oubliées, des gens qui vivent à 50°c à l'ombre sans électricité ...
Ecrire est un besoin et un plaisir, je ne pouvais l'imaginer autrement dansLe Homard Bleu, dans cette première tentative d'écriture d'une nouvelle. Enfin , une approche, une
histoire à dormir debout...Vous m'en direz tant.
et aussi, comment utiliser le copyright? j'ai pris un certain temps à lire les conditions d'utilisation de creative common.
Aimez-vous les manoirs ? Si oui, vous pourriez aider Aber
dans ses recherches..
Si la vie n'est pas du cinéma, elle y ressemble... La vie et l'oeuvre d'Antoine d'Agata, ancien
maçon devenu grand photographe professionnel bourlingueur. J'ai une impression mitigée sur le regard qui oscille entre tendresse et dureté. Entrechocs d'Agata plutôt que les entremèlements
de Valente du film Fragile(s).
Je pense toujours que tout dépend du regard que l'on porte sur l'existence, et je la trouve plutôt drôle, étonnante même. On a beau prévoir les choses, parfois l'ordre se
bouscule.
Antoine d'aGata a inspiré la réalisatrice du film Un Homme Perdu, parce que c'est " quelqu'un qui vit à travers ce qu'il fait ", lire son interview ici
Je suis tombée sous le charme de ce joli film chorale ( j'ai appris qu'un film chorale c'est là où
les personnages évoluent chacun dans son univers, avec ses propres repères, sa morale, ses intérêts, ses joies, ses peines. Mais lorsque les personnages interagissent, ce sont tous ces repères qui
se retrouvent chamboulés...).
Fragile(s) est le conte pudique du destin de six personnages un peu tous désabusés , qui se croisent sans se voir, de Paris à Lisbonne.
Le réalisateur, Martin Valente, a une telle philosophie de vie, que j'acquiece...La vie est faite de rencontres fortuites et inconcevables, comme un fil invisible qui se tisse de
façon délicieusement sensible et rocambolesque entre chaque tournant d'existence.
J'attribue une mention spéciale à Jacques Gamblin, très touchant dans ce rôle de flic au chevet de sa femme tombée dans le coma ( une mémoire vide, et s'il ne suffisait pas
d'être fort ? ), et à Caroline Cellier, Hélène dans le film, une actrice trop rare pour ce petit quelque chose de farouche et d’insaisissable dans le regard et ce rôle d'une femme complexe,
contrainte par la garde son petit-fils. Film touchant, subtil à plus d'un titre, le tout sur une musique de Rémi Merriaux, apportant un charme supplémentaire à la composition.
Voici les premières images du film pour vous donner un avant-goût, que je préfère à la
bande-annonce.
... Ainsi que le lien de Cinéphage qui renvoie au blog réalisé par Valente.
La poésie est comme ça: elle se laisse deviner, elle s'annonce dans l'air, comme les tremblements de terre que pressentent, à ce qu'on dit, certains animaux spécialement doués pour cela.
Roberto BOLANO, Détectives Sauvages
... Je me constitue donc un paquet de livres à lire cet été et au bord de la plage en août, si mes enfants me laissent un
peu de répit...
Roberto BOLANO: Les Détectives Sauvages, et sa très belle couverture, qui
n'est autre qu'une invitation à la lecture ;
Stefano BENNI: Bar 2000 , et ses nouvelles loufoquement satiriques ;
Orhan PAMUK: Istanbul, souvenirs d'une ville, tout juste paru chez Gallimard;
cet écrivain turc, de nombreuses fois récompensé pour la qualité littéraire de ses oeuvres assez
ironiques à l'égard du pouvoir politique ,a été mis à mal pour y avoir dénoncé le génocide arménien. Dans Souvenirs d'une ville,
c'est de souvenirs d'enfance dont il nous parle agrémentés de photos noir et blanc et d'un élégant style narratif.
Mexique, Italie, Turquie, telles sont mes destinations de voyage de cet été. Et vous ?
J'ai beaucoup aimé le quartier des
Abesses quand je travaillais à Paris, les jardins et les Halles. La capitale me réserve toujours autant de surprises. Il y une vie grouillante, des pas pressés, des regards attardés
par les touristes, mais il y a un mélange des genres.
Lorsque Fark nous conte son voyage en Afrique du Sud, la mixité n'est pas encore une réalité, hélas..