Reçue ce matin sur ma boîte du boulot, comme quoi il y a parfois des âmes charitables qui pensent à moi et savent que e suis assez idiote pour rire de
cette situation.
Un blog sympa que j'ai découvert au fil des surfs, (mais qui semble s'être arrêté) , au sujet de l'univers professionnel:
C'est avec une certaine cacophonie que je reviens de ces 3 jours parisiens., certes pas trop désagréables en soi: discussions syndicales, il s'agissait
de débats sur l'avenir de nos bureaux entre autres . Mais certaines discussions m'ont semblé stériles. J'ai sans doute un peu de lassitude en fin de semaine.
Je reviens à la maison, et c'est la poule qui retrouve ses petits et voilà que ma fille ...
Lilas, 9ans est ce qu' appellerait les psychologues modernes une "adonaissante". Une petite fille qui n'en est plus une et qui voudrait bien revendiquer aussi quelque chose.
Dans un certain flou encore, lié à ce désir de prendre la distance, elle me lance hier soir,au moment du coucher et sur un ton assez revendicatif:
-"Maman, il ne devrait y avoir aucune limite"
-"Hein ? N'y compte pas encore"
-"Tu n'es pas assez gentille "
-"Ah? (je ne lui ai pas encore acheté ses boucles d'oreilles ?)
-"Tu cries trop en ce moment"
Avec un peu de recul, je m'amuse de voir que ma fille fixait une limite à cet endroit là, qu'elle finit par le garder dans le domaine affectif.
Avant de partir, elle me demandait tout de même de laisser la porte de sa chambre ouverte, comme le lien gardé avec la famille.
Lilas a donc hier soir évalué la distance qu'elle pouvait garder avec nous en prenant la parole sans heurts.. et ce sont des choses qui ne préviennent pas *sourire*.
Je crois bien que je vais prendre un petit café.. what' else ?
Avant de partir pour Paris quelques jours (vous serez tranquille jusqu'à jeudi) , quelques mots sur le film "Macao" de Joseph Von Sternberg
(1952) avec Robert MITCHUM et Jane RUSSELL, un lien que je voulais faire avec ce livre.génial
Robert MITCHUM y joue Nick COHRAN ancien GI fuyant les Etats-Unis où il a été condamné pour délit mineur.
De son jeu atypique, plein de sensualité et de charisme frondeur, il s'en dégage une élégance formidable.
Le regard aussi qu'il porte sur son métier (il aimait rappeler que les acteurs ne méritaient guère l'aura dont ils étaient investis), en font un anticonformiste que j'aimerais rencontrer plus
souvent...
Oui Robert Mitchum est le genre d'homme et d'acteur pour qui je suis tombée sous le charme.
De plus, une vidéothèque à enrichir ainsi que de multiples facettes de sa personnalité à découvrir, comme cet album
.
... De certaines professions qui souffrent d'une mauvaise réputation, comme la mienne:
un acronyme, parmi tant d'autres , concernant le FISC. Je le cite car notre administration est sous la tutelle du MINEFE, ministère du Budget et des comptes publics.
-Fédération Incomprise de Sadiques Criminels
ou bien,
-Faut inciser et Saigner le Contribuable
Au bout de 17 ans de boutique , j'aime surtout mon métier pour la liberté d'action qu'il me procure et l'ouverture d'esprit qu'il m'oblige à employer. J'espère qu'elle est à bon escient.
Tombée sous le charme de "Macao, enfer du jeu" ! De l'humour , des personnages hauts en couleurs et de ce qui pourrait se rapprocher d'un air romanesque, délicieusement décalé.
J'ai rien contre le net puisque, d'une certaine façon, il relie les hommes mais la vraie vie est une succession de rencontres faites de hasard et d'imprévus, et les situations mises en scène par
Debokra sont pittoresques.
Il m' arrive de rencontrer ce même genre de personnes, hautes en couleur, comme si je les attirais. Ce sont d'ailleurs des rencontres tout à fait fortuites. J'ai le chic pour ça, non ,me
disent les copines, c'est ton charme magnétique! Hein?
Ce mélange de fantaisie et de chaleur humaine que je retrouve tant dans l'écriture et les personnages de Dekobra collerait donc à ma personnalité. Alors je comprends maintenant pourquoi j'aime cet
auteur. C'est par résonance.
Alors, je surfe sur la vague sans scrupule, le Monde et la Force me propulsent au sommet de la montagne , rien ne devient impossible, on me reconnaît à ma juste valeur. et, et.. du calme, du
calme.
" Les conducteurs de rickshaws se réfugiaient dans les encoignures, à l'abri de leur pousse-pousse, comme des cloportes
sous un caillou protecteur.. Les bateliers de sampans s'amarraient solidement aux pontons balancés par la houle [...]Le cyclone, monstre indompté, allait vomir sur Macao son haleine
dévastatrice."