Samedi 15 août 2009
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17:45
La nature vue par Bonnard ou les coccinelles vues par les peintres, au fond, c'est la même chose. Une envie pour l'artiste d'exister et de retranscrire la vie, autant qu'elle puisse
l'être. Alice au pays des Merveilles se battait au milieu de son décor, sur lequel elle ne trouvait aucune prise, les deux mondes n'existaient jamais en même temps. La réalité était
toujours sujet à caution: rêvait-elle tout en étant éveillée ? Quelle heure était-il ? Cela me fait penser au remarquable documentaire sur Marilyn Monroe diffusé en début de mois sur France 2.
Marylin se battait avec son double, Norma Jean. Son psychiatre ne pût traverser l'autre côté du miroir.
Bien entendu, (et fort heureusement pour mes proches) je ne suis pas Alice, et , si je ne prends pas généralement des vessies pour des lanternes , reconnait de manière
assez juste les imbéciles des tordus, il faut bien admettre que la réalité me déçoit souvent . Je la trouve plate et morne . Alors, un je-ne-sais-quoi de créatif
(n'ayons pas peur des mots ) , voire une certaine âme poétique , m'anime davantage dans ma vie ; cet espace libre de toutes contraintes n'en est pas l'unique vecteur, il est simple
support.
Au diable les remarques idiotes, je suis bien dans le job, disons plus justement que l'ambiance n'est pas celle du carton-pâte, où chacun aime bien porter des masques, en
fonction de leur audience personnelle.
En réalité, dans le monde du travail, des personnes peuvent vous admirer et vous trahir en même temps. Trop d'enjeux et d'égo surdimensionné viennent pêcher les plus faibles ou les plus ambitieux.
Jeu dangereux auquel je n'ai jamais souscrit.
Alors, je pense de façon simple. Faire un travail qui vous plait et le faire bien, ben, c'est une satisfaction personnelle. Dans le domaine tarologique, une roue de la
fortune en fin de tirage symbolise l'aboutissement. c'est là que vous dites merde aux cons et ganaches, aux persifleurs, aux coqs et oiseaux siffleurs.
Quel programme en effet, loin de ma première idée de ce post (vacances oblige );
le plus important c'est l'humain; comme dirait le psychosociologue Kurt LEWIN, ce qui résume une personne relève de ce postulat: nous SOMMES DES OEUFS.
le jaune, pour les émotions, l'intellect et le corps,
le blanc, pour l'environnement, les relations
" La haute définition du langage correspond à la plus basse définition du sens "
a écrit Jean Baudrillard. Merci Baudrillard d'avoir été l'un des plus technophobes, contre la virtualisation à outrance. Ca me rend service pour écrire. C'est la coquille d'oeuf qui vous
a fait, c'est de là d'où vous venez. Le blanc est une page que vous écrivez autour du jaune. Il peut être magnifique aussi, parfois plus beau que le jaune.
Je pense aussi à certains cot , cot cot dans les basse-cours de nos campagnes. Avez-vous lu chanteclerc , aimez-vous la campagne etc, etc.
Par Caro
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Jeudi 13 août 2009
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20:37
C'est le tableau que je préfère, il est de Pierre BONNARD. Il a fait l'objet d'un article à mes débuts de blogueuse. Il a l'oeil d'un photographe, à l'époque je parlais de perspectives, mais je
rajouterai aujourd'hui le sens des couleurs. Elles jaillissent littéralement du décor. On retrouve ici la couleur rouge des nabistes. De plus, le personnage (Marthe ?) n'est pas au centre du
tableau, ce qui accentue cette impression.
Et vous, quel est votre tableau préféré ?
©Pierre BONNARD Huile sur toile,
salle à manger à la campagne (1913)
Par Caro
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Mardi 11 août 2009
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13:58
C'est drôle. Que j'écrive ou n'écrive pas, il y a toujours le même monde qui vient sur cette plateforme. Je fais le tour du monde cette semaine, à Pétaouchnoc , ce qui me laisse peu de temps pour
le fil.
La ville est belle mais elle est trop peuplée. Village global. La pluie arrose les pâturages, on peut alors cultiver l'orge.
La grippe aviaire- ou porcine- en Eurasie où on élève massivement les poules et où les volatiles sauvages migrent.
Telle une épidémie, une fièvre ardente, je ne peux m'empêcher de respirer.
Cybermonde des transports: production, stockage, diffusion sous forme numérisée. Puces RFID ou code-barres.
Manger moins, manger mieux, cultiver moins, cultiver mieux.
Plein de pense-bêtes cet article de blog.
Aller chez l'opticien pour les enfants
Penser au pc portable et la config
Goûter aux ttoros de poissons
Marcher dans les rues pietonnes,
c'est un voyage en première classe.
Par Caro
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Samedi 8 août 2009
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17:43
carnet de voyage en Alaska ; destination inconnue, pays des ours, écologie
la nature est belle et comment les sociétés arrivent à ne pas s'effondrer
retour à l'essentiel, à l'oxygène
merci link americanpoliphony
Par Caro
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Jeudi 6 août 2009
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12:52
Le magazine ELLE se lâche avec ce
test de saison, tout un programme. je me découvre " un tempérament de feu que mon chandail en laine
ne peut retenir.".. mdr. Par contre, je suis assez d'accord sur le "less is more", qui était tout à fait inconscient chez moi jusqu'à ce test. Comme quoi, il ne faut jamais jurer de
rien.
Par Caro
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Mercredi 5 août 2009
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18:23
Les idées en papillote, la pensée en toilettage, faudrait quand même pas pousser et lire Naomi Klein. NO LOGO dort encore dans mes cartons déménagement, quelque part entre le placard et le séjour.
Il faut dire que le capitalisme n'est pas encore mort de ses contradictions. La bête résiste encore, il est toujours temps de réouvrir Klein.
J 'incrimine le système, faut il simplement le redéfinir en forme indéfinie ? La collectivisation totale des moyens de production, et donc des distributions de richesses , est une
illusion . Dans les anciennes dictatures de l'Est, les hommes de pouvoir étaient plus intéressés par les tours de passe-passe , le PC espagnol avait des haciendas en Argentine..(les a t-il toujours
?), on s'enrichit et puis après on crie avec les loups.
A ce train là, nous finirons tous en argousin. On a bien vu qu'avec la course aux armements, le but est d'éviter à tout prix le conflit direct, se protéger tout en se défendant, c'est le "fond des
interactions sociales" selon la théorie de Hobbes. "L'homme est un loup pour l'homme" , c'est son diagnostic de la dynamique entre civilisation et barbarie. Qui dit mieux. Je trouve qu'il a bien
résumé., Hobbes.
Sans doute alors, faut-il interroger la recherche du profit plutôt que le capitalisme en lui-même.
Pour Hobbes, encore lui, les gens recherchent tous le fric par goût et pour acheter leur sécurité. J'ai lu d'ailleurs Mike DAVIS et certaines villes des US qui s'enferment dans des
"bunkers"modernes. Ca illustre bien l'idée de cet individualisme.
La recherche du profit. C'est ce qui a fait le krach d'aujourd'hui non ?
La servitude volontaire avec, par exemple, les cartes de fidélité des magasins...
Note de la direction: Je n'ai aucune carte de fidélité avec les magasins, et je ne crois qu'en la confiance que me donne mes amis.
Par Caro
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Dimanche 2 août 2009
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16:03
A la demande de Franck Buioni lui-même, je mets en ligne son livre -sur Peter Gabriel- qui sortira à la rentrée. Bonne chance.
Munissez vous de quelques dollars et viendez.
Fan acidulée de Kate Bush, j'en profite pour dire qu'elle est une sorte de Peter Gabriel féminin, indépendante jusqu'au bout des ongles et peu soucieuse du regard des autres; pour écouter
ces 2 là, il suffit d'avoir un certain état d'esprit que le voyage ne rebute pas.
Let's go. Je profite aussi pôur demander si d'autres fans acidulé(e)s de Kate Bush auraient des ouvrages (pour francophones ) à me recommander.
Par Caro
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Samedi 1 août 2009
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18:02
Ventas de la frontière
Bistrots amers
Bazars plus chers
Haîku, l'art de l'ellipse. C'est japonais.
Tiens, séjour à Tokyo chez
lui , lost in translation dit-il.
Problèmes de langue parlée, traduite et comprise, problèmes de xénophobie où l'on refuse des étrangers dans certains restaurants.
Au pays d'ici, on parle la langue basque; cettte langue d'euskadi est très compliquée avec des déclinaisons à tiroirs et pièges grammaticaux paraît-il.
Bistrot,
Bazars
Ventas à la frontière
Bayonne, port franc très animé depuis le déplacement de l'embouchure de l'Adour vers le Sud. En 1770, Napoléon installe une grande digue qui fixera les embouchures de ce fleuve.
Napoléon
Fleuve, Espagne
Bayonne et Fort Lamy, capitale du Tchad.
Basque
Guernica, ancienne capitale
Franco s'attaque à la République
Il avance ses pions, aidé par Hitler et Mussolini
Premiers réfugiés
1937
Irritzina, ce sont les cris de guerre des bergers
Je suis de partout et de nulle part, je ne connais pas les frontières. Tout est voyage.
Par Caro
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Vendredi 31 juillet 2009
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11:38
Je suis toujours dubitative sur les événements, il est temps peut être de faire taire mes propres incertitudes et accepter avec enthousiasme les quelques bonnes surprises. Ne pas douter.
Mon visage serait alors plus doux et reposé.
On ne me donnerait plus des airs à Robert Duvall;-)
comme ici
Salade de fruits jolie jolie, c'est l'été des fêtes et bandas. Le roi Léon se réveille, les chants basques..
Sur la plage abandonnée, les réalités du pays sont moins festives: Grippe A et les lobbies pharmaceutiques, horribles chantages pour masquer la crise ?
Je ne sais pas, je n'ai pas très envie de réfléchir. Le soleil et les tongs y aident pour beaucoup.
Ici, c'est gazetadmiroutes qui reste sur le pont pour l' été:
La suite des élections en Iran
Toutes les nouvelles que l'on entend en provenance de l'Iran ne peuvent qu'inspirer un profond rejet pour un régime et une société où les luttes de pouvoirs entre forces les plus archaïques
s'appuient sur des arguments religieux et où ceux mêmes qui contestent les archaïsmes et les tyrannies le font au nom d'impératifs « religieux » qui les enferment dans la dépendance. Que les
musulmanes françaises (ou européennes) qui réclament un droit incontestable à porter chez nous la burqa poussent la religiosité jusqu'à aller vivre en Iran et se soumettre aux mollahs. Nous
tirerons alors notre chapeau à leur dévotion.
Ne pas douter. Réserver l'accueil aux bonnes surprises dans la vie et déguster une bonne salade de fruits.
Par Caro
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Mercredi 29 juillet 2009
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14:53
Elles descendirent le sentier du jardin. Les huit fenêtres carrées de la maison les regardèrent s'éloigner, virent l'une d'elles -Dina- s'arrêter à la grille de fer forgé qui fermait le petit mur
de briques, se retourner, et regarder fixement, de ses grands yeux noirs et opaques, la façade tassée, et le jardin dont le dessin n'avait ni régularité parfaite ni vraie fantaisie ..[...] La
visiteuse avait les yeux de quelqu'un qui sait regarder les objets pour eux-mêmes, intensément.
Rosamond Lehmann, Le Jour Enseveli (1953 )
©Le Fil
Week-end achevé, il est temps de s'occuper des enfants. Nous pouvions leur adresser nos félicitations de parents : ils
avaient passé plusieurs semaines loin de la maison sans manifester de râleries.
Par Caro
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