J'aimerai me pâmer là, hors de votre vue..en grand format
J'aimerai me pâmer là, hors de votre vue..
Je vous aurai bien parlé de Nespresso avec George Clooney, sur fond de Amado mio de Pink Martini.
Non, mais de "Cappuccino" de Marcelle RIGHINI. Attardons nous dans ce lieu au profonds fauteuils club et aux stores en bois tamisants. Un Napolitain inconnu sert des cafés à quatre parisiennes habituées des lieux. Au "Cappuccino", on boit l'incomparable "frappuccino", l"espresso ristrettissimo", le meilleur de Paris. Ce Napoilitain, parfaitment invisible devient le témoin confident involontaire de leur tête-à tête secrets, où passent, loin des clichés, un souffle de l'air du temps et des inquiétudes éternelles :
" Si tu veux posséder un homme, ouvre lui ton coeur. Si tu veux l'obséder, ferme le lui . Je découvrais à travers elles la source primordiale de l'exploitation, la plus subtile, la plus cruelle, la plus archaïque qui fût. Celle de l'homme par la femme"
"Pour guider leur choix, je mettrai en exergue, au printemps des cafés fringants et fruités, en été des pleins et fleuris, en automne des boisés nostalgiques, et en hiver des énergiques cacaotés. Grain par grain, je montais mon projet, tout en confectionnant mes "cappuccini".
"J'étais convaincu que les cafés étaient les marmites dans lesquelles bouillonnaient l'esprit, quels que fussent les ingrédients apportés par leurs habitués. La caféine a le pouvoir de fouetter le cerveau, transformé en usine à noradréline et à dopamine, d'éveiller la pensée, de stimuler la convivialité, de susciter l'humour chez l'être le plus plombé de la terre" (p.201)
Je me suis reconnue un peu dans ma façon de voir les bienfaits qu'apportent le café.
Talanbech CHEKIROV
Photo: Hors-cadre