Vendredi 20 novembre 2009

Aujourd'hui, j'ai arpenté les rues et j'ai pris quelques photos. Je n'ai pas respecté le mouvement de grève du jour, je n'ai pas eu assez d'analyse intelligente mais je suis sortie dans la rue et j'ai battu le pavé numérique.
Les organisations collectives sont sans doute trop fragiles, syndicat ou parti politique, à croire qu'on peut déverser les frustrations en toute impunité. Le mépris est un poison, la haine aussi.
J'ai toujours envie d'évasion, en quête de sens. J'ai résisté aux tentatives de disqualification et renversé la vapeur parfois.

" Une capacité à disqualifier la machine à disqualifier" analyse Sophie Bouchet-Petersen, conseillère de Ségolène Royal en parlant de celle ci.

L'art de rebondir, transformer les flèches en boomerang. Grande force et mystère, mais ce n'est peut être pas la question, idiote. Il faut déceler les bonnes choses et ne pas lâcher l'affaire quand tout ça est juste. J'ai finalement toujours été une mouche du coche.



Par Caro - Publié dans : Journal
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Mardi 17 novembre 2009


Enfin, concrétisons avec facilité et enthousiasme les nouvelles méthodes de travail. .. Je fais des rencontres intéressantes et épanouissantes cette semaine. J'avance enfin après quelques mois de status quo. J'étais pourtant restée perplexe,  à part quelques abrutis, je m'apercevais que c'était surtout le management qui posait problème , les 35H ne changeraint rien ; plus de repères, un nuage de fumée qui nous asphyxie, sans donner les moyens véritables.
Mais cette semaine, je me laissais emporter par le tourbillon de la vie.

J'aime la littérature, alors je vais à la découverte de quelques livres.
J'ai ouvert "Contrebande" d' Enrique SERPA, je suis scotchée par l'ecriture, autant de passion .. la passion , c'est pourtant une liqueur à consommer avec modération...

Le décor planté est génial, la mer et la lune, les divagations des hommes, la goëlette qui tangue..


" Le soir, aussi serein qu'une anse abritée, voguait lentement vers l'horizon. Le soleil, très bas, ressemblait au flotteur ensanglantée d'une palangre- une grande palangre faite pour capter les regards- , tandis que la lune pointait au fond de la baie comme une bouée au milieu d'une  forêt de mâts. Le couchant était rouge et soyeux comme les ouïes des poissons-scies, et, par endroits, comme le ventre d'une conque de nacre. "(p.27)
E.SERPA


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Lundi 16 novembre 2009

©Le Fil.

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Samedi 14 novembre 2009

Face à la liberté, tout est possible. Nous n'avons pas beaucoup voyagé (Londres, Tunisie, Grèce, Irlande sur les quinze dernières années ) mais surtout connu les déménagements avant et après les enfants. Ces voyages invitent à un état d'esprit plus curieux. 

Des pass- contraception vont être distribués dans les lycées de Poitou-Charente, (un coup à Ségolène R.) et ça donne de l'urticaire. 
Pour les filles, la contraception n'est pas une faute, ni morale ni amorale mais un moyen de vivre sa sexualité, l' amour , librement . Evidemment, mieux vaut sortir couvert (les garçons), mais pour des gamines en galère, mieux vaut ça que subir l'ivg.
Quant à Christine Boutin, on pourrait bien lui greffer un cerveau à la place d'une grenouille de bénitier , mais, comme je suis libertaire, je laisse le choix, je ne greffe rien du tout ..mais pensez quand même  au pass-confessionnal pour certains curés.











© Peinture de Thomas FEDRO








Par Caro - Publié dans : Journal
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Vendredi 13 novembre 2009

Avec Internet ou les recherches sur l'ADN, l'homme a fini par inventer un monde artificiel et virtuel. Tout fonctionne en interférence, personne n'échappe à personne, un effet Papillon planétaire, et, sous Sarko 1er, une mise sous contrôle des individus. Je doute parfois des marges de manoeuvre des syndicats ou-plus grave- de leurs réelles volontés à nous sortir du bourbier.
Nous sommes tous clonés, nous sommes tous des Mickey âvec le même mode de vie et une culture en commun;

En tant que Mickey de seconde zone, ma qualité essentielle est une volonté inébranlable, avec, heureusement, une certaine souplesse nécessaire pour faire passer la pilule en douceur, je dirais (car qui le dirait) une certaine force de conviction;

On a beau vouloir faire avancer les choses, bien obligée de constater que des blocages apparaissent et les actions freinées. Finesse et savoir faire pour une petite evaluation des difficultés relationnelles ? L'aliénation est décidément globale et sotte. Si mon QI était mesuré, je ne sais pas à quelle échelle il se situerait. La vérité est dans le bouillon des pâtes.
La réalité se construit précisément là où l'on a décidé , et, quand le moral flanche, je pense aux paroles du grande dame du Mali, Adame BA KONARE se révoltant contre le discours pro-colonial de Sarko à Dakar .





Par Caro - Publié dans : Journal
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Mercredi 11 novembre 2009

Moi qui ai l' habitude des déplacements , j'en mesure les risques et les désillusions mieux que tant d'esprits ingénus. Peut être m'est -il complètement vain de continuer à parcourir les routes pour toujours repasser par les mêmes endroits. Tant de choses se brouillent, s'effacent.

Je pensais au philtre d'amour comme la belladone, connue pour ses vertus.. Mais chez KT c'est le café maison, façon Coffee homeground dans un cabaret berlinois. Non, nous ne sommes pas des femellettes, nous n'avalerons ni l'arsenic dans le café , ni les couleuvres. C'était sans doute sa période d'émancipation dans LionHearth... encore loin des questionnements plus douloureux et essentiels.
Et tous les chemins convergent avec mon regard neuf, Nickel dans la machine est fabuleux , c'est la maison du temps qui passe.




Par Caro - Publié dans : Kate Bush
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Lundi 9 novembre 2009

Je parcourais le long du canal, les bateaux amarrés le long de la Nive, ma carte magnétique pour le parking, le badge à l'entrée pour ouvrir le bureau. Boss avait bien suggéré l'outil de gestion budgétaire interministériel qui bossait sur le même outil comptable, comme à l'ONU. C'était un gain mécanique puisque la comptabilité parallèle ne devrait plus exister.
On refondait l'organisation, on regroupait les services, on se développait sans liberté.
On bricolait même des trucs, on analysait pour éviter l'effet Werther chez France Telecom mais on justifiait à un euro près, en temps réel son cash flow.
On s'engageait sur les résultats parce qu'on avait introduit la notion de performance.
Performeuse, et non plus poinçonneuse.
Et alors, après avoir dit tout ça ? Rentrer du boulot, aller chercher le fils, la fille étant revenue en bus, faire faire les devoirs, préparer le dîner, tout ce qui nous rappelle les bonnes choses.













©Le Fil.
Par Caro - Publié dans : Journal
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Samedi 7 novembre 2009


Quelques commentaires récents de lecteurs me disent que c'est le zen ici... bon, disons que je continue plutôt à contrôler mes affects, en observant avec calme, si possible. Il s'agit de prendre soin de soi comme dirait l'autre.

Je ne suis donc pas toujours "zen", c'est une expression de marchand de lessive, et les nouvelles technologies n'auront rien changé à la communication, quand Overblog nous taxe d'un facebook sans rien nous demander. Facebook, le diktat de notre ère moderne, une bulle de savon évanescente dans un monde sourd à la communication.

J'essaie de tenir un autre discours car j'ai abandonné tout espoir de changer le monde. Ce blog n'est pas la Petite maison dans la prairie-bis , même si je n'émets aucun jugement de valeur, mais une tentative - inespérée ? - de trouver une alternative correcte à ce monde.



Par Caro - Publié dans : Journal
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Jeudi 5 novembre 2009

Dehors, il pleut, bruyamment, sauvagement, le vent et le froid vous pénètrent dans les os. Je ne travaille pas. Mon efficacité suit une ligne brisée, la lune trouble ma clairvoyance tout en m'apercevant que les méthodes de mes collègues sont désuètes avec de mauvaises associations d'idées. Cela m'agace mais cela est sans surprise. J'ai l'habitude de m'en accommoder.

J'ouvre mon pc portable, et j'ecris. Je devrais peut-être entreprendre un projet d'ecriture puisque j'aime ça, mais je m'aperçois que je fais des fautes d'orthographe, je suis obligée de me relire.

Cet après midi , je regarderais un film de David Cronenberg, " Spider" parce que  j'avais aimé dans un de ses précédents films le crépuscule verdâtre d'un monde désenchanté et hanté par la mafia russe.

Claude Levi-Strauss est mort . Ca tombe à pic. Nos "élites" parlent si mal de l'identité nationale.. je ne sais toujours pas ce que cela veut dire..  nous éloignons les indésirables pas utiles tandis que dans d'autres sociétés, ils les ingèrent.. CLS était sans doute un humaniste avant d'être anthropologue pour ecrire ça dans ses tropiques.

La jolie Edition Zulma réedite  Enrique SERPA. Un peu de soleil de La Havane me revigorerait peut être, à moins d'être toujours à la recherche d'une arche perdue, d'un projet haletant.


Par Caro - Publié dans : Journal
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Mercredi 4 novembre 2009


De la musique avant toute chose,

Et pour cela préfère l'Impair

Plus vague et plus soluble dans l'air,

Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.


Il faut aussi que tu n'ailles point

Choisir tes mots sans quelque méprise :

Rien de plus cher que la chanson grise

Où l'Indécis au Précis se joint.


C'est des beaux yeux derrière des voiles,

C'est le grand jour tremblant de midi,

C'est, par un ciel d'automne attiédi,

Le bleu fouillis des claires étoiles !


Car nous voulons la Nuance encor,

Pas la Couleur, rien que la nuance !

Oh ! la nuance seule fiance

Le rêve au rêve et la flûte au cor !


Fuis du plus loin la Pointe assassine,

L'Esprit cruel et le Rire impur,

Qui font pleurer les yeux de l'Azur,

Et tout cet ail de basse cuisine !


Prends l'éloquence et tords-lui son cou !

Tu feras bien, en train d'énergie,

De rendre un peu la Rime assagie.

Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?


O qui dira les torts de la Rime ?

Quel enfant sourd ou quel nègre fou

Nous a forgé ce bijou d'un sou

Qui sonne creux et faux sous la lime ?


De la musique encore et toujours !

Que ton vers soit la chose envolée

Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée

Vers d'autres cieux à d'autres amours.


Que ton vers soit la bonne aventure

Eparse au vent crispé du matin

Qui va fleurant la menthe et le thym...

Et tout le reste est littérature.

VERLAINE, Art Poétique in Jadis et Naguère


Nuances
Demi-teintes
Impressionniste


Par Caro - Publié dans : Journal
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La blogueuse

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  • : 11/06/1969
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  • : Carnet web rédigé au fil du temps et de la vie qui bat son plein. J'apprends enfin la vertu de la lenteur en déroulant la pelote sur la blogosphère. Je me déshabille un peu ici

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